Le tee-shirt de Tortue Géniale

ADHÉREZ A L’ASSOCIATION VEGAN MARATHON https://www.helloasso.com/asso…/vegan-marathon/formulaires/2 – PARTAGEZ – LIKEZ – ADHÉREZ

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Vegan Marathon, coaching et figues sèches

Ce matin, vers 10 heures, je suis arrivée  à la sortie du métro porte Dorée, où m’attendait Cyrielle Martel, nénette super sympa et bien dans ses baskets, notre VG COACH VEGAN MARATHON pour les débutants et intermédiaires. Devant le kiosque à journaux, le point de rendez-vous, nous avons discuté, Jocelyne Rabier nous a rejointes et nous sommes allées au lac de Vincennes.  Cyrielle, avec son expérience de VG runneuse, est prodigue en conseils. Tout d’abord, elle nous observe en train de marcher vite, courir, puis elle nous explique la manière la plus appropriée pour ne pas se blesser, corrige notre posture afin de se fatiguer le moins possible. Surtout, elle nous rappelle d’écouter son corps, se concentrer sur le présent. Le mental est aussi important que le physique  La diététique végane est aussi à l’ordre du jour, une bonne hydratation, l’alimentation quotidienne pour une runneuse.  La technique du fractionné, j’aime ! Pour cette première sortie, nous avons couru pendant une minute, en alternance avec la marche rapide, et à notre propre rythme.  Finalement, nous avons parcouru environ quatre kilomètres, trop top ! Après l’effort, le réconfort. À la Fontaine pour remplir nos bouteilles d’eau, puis une séance d’étirements, exercices à refaire chez soi, une promenade pour récupérer, merci Jocelyne pour les figues sèches, délicieuses ! Prochain rendez-vous training/coaching avec Cyrielle, vendredi 16 juin à 10h, bref même heure, même endroit, merci coach Cyrielle !

un reportage de Safa Dami

LA BLESSURE

Pour commencer, il me paraît important de se rappeler qu’une blessure se soigne ! Le corps a une capacité « extraordinaire » de régénération et possède « des voyants et des alertes » pour nous prévenir avant qu’elle n’arrive . La douleur va alors entrer comme un indicateur afin de réduire la blessure. Il y a aussi le côté visuel qui va nous aider à la reconnaître. (œdème, bleu …). La blessure concerne tout le monde les pros comme les débutants ! Elle n’est pas un échec, elle fait partie de nous le corps évolue sans cesse. Pour limiter les risques il faut savoir certaines choses : L’hydratation : le corps se fragilise par manque d’hydratation. L’adaptation : s’adapter, laisser le temps au corps de s’habituer un nouveau rythme. L’échauffement : Il est important de bien s’échauffer avant de faire une séance intensive (type fractionnés). Le repos (qui fait partie d’une certaine manière de l’adaptation) : Il est important de se reposer entre les sorties pour permettre au corps de se régénérer. D’ailleurs c’est grâce en partie à celui-ci que l’organisme va assimiler l’entraînement. Ce qui permettra aussi d’être plus frais pour pouvoir mieux travailler lors du prochain entraînement ! Une paire de chaussures adaptées : il est impératif d’avoir une paire de chaussures correspondantes à son sport. Les étirements : il faut tout de même s’étirer sans forcer. (juste ressentir l’étirement). Gérer une blessure : En cas de blessure il faut consulter afin de savoir ce qu’il en est ! Il est évident qu’au début il est important de se reposer d’ailleurs la douleur heureusement est là pour nous dire que ce n’est pas raisonnable de continuer ! Dans un premier temps si l’apparition d’une douleur arrive lors de l’entraînement, il faut stopper pour éviter qu’elle ne s’aggrave ! Effectuer un glaçage tout de suite pour calmer l’inflammation. Bien s’hydrater pour accélérer le rétablissement. Il ne faut pas hésiter à boiter s’il le faut afin de ne pas ressentir la douleur ! L’ostéopathe ou Kiné est conseillé déjà pour certains cas de blessures mais aussi car votre corps a surement compensé. ON A LA CHANCE que notre corps nous informe à l’avance : gène parfois, ou picotements ou sensations … Notre corps est formidable mais sachons l’écouter.

Samuel Clergeaud – VG COACH – VEGAN MARATHON

Solweig Nilsen, une Calisthenic comme les autres

Je m’appelle Solweig Nilsen, j’ai 21 printemps et je suis étudiante en Master d’Urbanisme à l’Université de Montpellier.  Malgré un emploi du temps assez chargé du fait de mes études, j’arrive à trouver le temps pour me consacrer à ma passion : le sport, et plus particulièrement la musculation et le Streetworkout. Chaque jour je m’entraîne à  atteindre mon objectif que je me suis fixée à l’échéance du 01 mai, à  savoir faire plus de 15 tractions  en prises larges en une série. Pour se faire, je réalise plusieurs séries de tractions pour un total de 50 tractions par jour.  En parallèle je m’entraîne également à faire des répétitions plus ou moins conséquentes aux pompes et aux dips. En bref, je suis dans une phase de travail de poids de corps assez intense. Cela fait maintenant près de 3 ans que je prône la dualité véganisme/sport et que je démontre que je suis loin d’être une mangeuse de salade en carences de protéines. A la salle de sport, les personnes se rendent à l’évidence que mon mode de vie est  adéquat, car je suis rarement fatiguée durant mes séances, je suis même assez endurante et « puissante ». Je n’ai pas peur des challenges, je dirais même que je suis quasiment toujours la première qui soit prête à en relever ou à défier une autre personne.  Certains de mes amis ou bien des connaissances ont fait le choix de changer de voie et de bannir les aliments provenant des animaux afin d’optimiser leur puissance sportive et de construire leurs muscles sur une base végétale…et « comme par hasard » ça marche ! Concernant mon petit parcours vers le véganisme, je vais l’expliquer brièvement : Je suis devenue végétarienne en 2012 après une prise de conscience solitaire. Ayant grandie en Ardèche et étant entourée de chasseurs, je me sentais assez seule dans ma décision et je ne connaissais personne qui avait fait le même choix que moi, mais peu m’importait parce que je croyais en ce que je faisais. Heureusement, mes parents m’ont été d’une aide précieuse et m’ont soutenu dans mon changement de mode de vie. En mai 2014, j’ai décidé de sauter encore un pas plus loin et de devenir végan, au même moment je débutais la musculation de façon sérieuse.

Votre semaine type ?

Aux premières lueurs du matin, je me dirige sereinement vers mon garde-manger sublimement végétalien afin de me servir un bol de flocons d’avoine accompagné de lait d’amande ou de soja saupoudré de raisins secs et de graines de tournesol. Ensuite aux alentours de 11H je prends ma collation qui est généralement une banane ou une poignées d’oelagineux (amandes, noix, noisettes..). Pour mon déjeuner je privilégie les féculents (130g) avec des légumes. Vers 16h je m’octroie une seconde collation dans la journée qui se résume souvent à une pomme. Puis à 17h30 je file à l’entraînement. Une fois ma séance terminée je prends mon shaker de protéines végan (Goût brownie chocolat de chez Weider) et je me prépare à manger pour 20h30 (oui, je suis réglée comme une horloge !). Mon repas du soir est principalement constitué de graines (quinoa, millet, etc.) et de légumineuses (pois chiches, lentilles, haricots rouges ou blancs, pois cassés,..) qui sont très riches en protéines. Afin d’allier de façon optimale le véganisme et le sport, il est essentiel d’avoir une ration de protéines qui s’élève à environ 75-80g par journée, et les grands gagnants de protéines végétales sont sans contestations les légumineuses, suivi des oelagineux et de toutes sortes de graines. En parlant de graines, il ne faut pas hésiter à avoir la main lourde pour agrémenter tout ses repas (graines de courge, de tournesol, de lin, de sésame, de chia, de chanvre etc.). Concernant mes entraînements, je change tous les 2 mois mon programme afin que mes muscles ne s’habituent pas aux exercices et qu’ils progressent. En ce moment il est le suivant :

Qu’est-ce que le Streetworkout ?

Le Streetworkout est un sport qui mêle musculation et gymnastique et se pratique en milieu urbain. Cette discipline consiste à faire des figures de force, d’équilibre et de souplesse. Les pratiquants de ce sport sont appelés les « Calisthenics » et ils s’exercent souvent en groupes afin de s’entraider pour certaines figures ou encore de se compléter. Je suis arrivée à cette pratique après avoir vu des vidéos sur Internet. Étant une pratique principalement masculine et aimant les défis, je me suis convaincue que je me ferais une petite place dans cet univers.  Je suis assez compétitive et je ne vois pas pourquoi une femme aurait moins de capacités qu’un homme dans le milieu du sport. Ayant commencé la musculation avant le Streetworkout, cela m’a permis d’avoir un peu plus de facilités dans la réalisation de certains mouvements. Le SW est un sport qui commence à prendre beaucoup d’ampleurs et à réunir de plus en plus d’adeptes. Des championnats divers (nationaux, internationaux) existent et sont assez médiatisés sur les réseaux sociaux. Ce sport urbain est assez mis en parallèle avec le Parkour qui enregistre également une médiatisation forte.

Le culturisme a mauvaise presse ?

Les produits dopants ont mauvaise presse dans n’importe quel sport, le culturisme est malheureusement plus montré du doigt que les autres. En effet, bon nombre de culturistes ou de pratiquants de la musculation utilisent des shakers de protéines quotidiennement ainsi que de la créatine ou encore de la BCAA. Dans des cas plus poussés, certains utiliseront des injections de testostérones. Ces divers éléments sont la cause de cette mauvaise presse. Pour ma part, je consomme des shakers de protéines végétales de la marque Weider, goût chocolat Brownie. Avant cette marque, j’ai testé l’isolat de pois chiches, la whey vegan (Myprotein) et la whey vegan goût chocolat (Sunwarrior). La meilleure est de loin celle de chez Sunwarrior car complète en acides aminés et naturelle. Hélas, son prix peut en freiner plus d’un à 42e le kilo ! Ainsi, je concilie véganisme et musculation à travers la consommation de protéines purement végétales et encourage mes collègues sportifs à passer de protéines en poudre laitières ou carnées aux protéines végétales (mieux assimilables pour le corps humain).

La testostérone, est-ce vraiment féminin ?

Très bonne question. Le taux de testostérone étant quasiment inexistant chez les femmes, certaines culturistes se dopent en se faisant des injections. Mais bien évidemment ce cas est minime par rapport au nombre de pratiquantes sportives. Petite astuce afin d’assimiler un peu de testostérone de manière naturelle et gourmande : Mangez de la pastèque ! En plus d’avoir un taux de testostérone assez élevé, elle vous désaltère et surtout, elle est vegan !

Qui est « Hannibal for King » ?

Tous les Calisthenics savent qui est « Hannibal for King », mais il n’est pas le seul à être connu dans ce milieu. D’autres personnes se sont aussi faites un nom, tels que Lazar Novovic, Frank Medrano (vegan) ou encore Barstarzz. Concernant Frank Medrano, il est sans doute l’un des précurseurs vedette de ce sport et affiche clairement et fièrement son mode de vie vegan. Sa carrure étant moins volumineuse que les autres figures emblématiques du SW, il allie à la perfection poids de corps et équilibre.  Côté féminin, le Streetworkout se voit avoir de plus en plus d’adeptes. La femme de Frank Medrano (également végane) en fait partie et promeut ses performances sur les réseaux sociaux (Facebook). La plus connue est Melanie Driessen, jeune néerlandaise et plusieurs fois championne d’Europe et du monde. Pour les intéressées, je tiens une page facebook « Streetworkout Girls France » qui sert à motiver les troupes féminines françaises et à montrer que ce sport n’est pas réservé qu’à la gente masculine.

Quels conseils donneriez-vous à une fille qui commence la musculation ?

Ô toi, si tu m’écoutes, ne te lances surtout pas dans un régime. La solution est plus simple que tu ne le penses : bannir les aliments transformés (farine blanche, sucre raffiné, etc.), les plats cuisinés et les boissons sucrées. Ces trois éléments doivent devenir ta bible. Pour obtenir un corps tonique et musclé il ne faut pas s’affamer, il faut manger sainement, sans abus et beaucoup s’hydrater. Il est important d’avoir un apport en protéines, acides aminés et lipides corrects et il ne faut pas trop consommer de glucides. Les glucides sont certes essentiels mais doivent être consommés soit en matinée soit en pré-workout.  Si une personne suit un régime elle perdra rapidement du poids, certes, mais au moindre écart cela  lui sera fatal. Tandis que manger de manière correcte tous les jours  favorise la transformation du corps de manière durable. Pour les entraînements, tout dépend de l’objectif que l’on se donne. Si une personne veut prendre du muscle, elle doit faire des répétitions plutôt courtes (ne pas excéder 10), en revanche si elle souhaite s’affiner et se tracer, il faudra alors privilégier les répétitions longues (de 12 à 20).

Vous militez pour la cause animale ?

Je milite tous les jours pour la cause animale en ayant adopté une alimentation végétalienne, en refusant de consommer des produits émanant des animaux (fourrure, cosmétiques, produits ménagers,…) et en refusant de financer toutes les activités qui asservissent l’animal (zoo, cirque, aquarium..). En 2015, j’ai participé à des actions anti-corrida (Rodhilan et Alès), j’ai fait un happening contre la vivisection à Lyon et j’étais membre volontaire chez Greenpeace. Malheureusement, la vie d’une étudiante étant assez chargée, je n’ai plus trouvé le temps nécessaire pour m’investir de cette manière. L’an dernier j’ai participé à l’organisation du salon « Alternatives véganes » qui a eu lieu le 13 février au palais Mona Bismarck à Paris et j’ai également participé à des Food Not Bombs à Avignon.

Comment réagit votre entourage à vos pratiques, plutôt hors normes ?

« Le cri de la carotte » est indéniablement mon préféré et également le plus utilisé. J’ai également un petit faible pour « le lion mange bien la gazelle » ou encore « nous sommes carnivores, c’est dans notre nature, regarde nos ancêtres ». Côté musculation, j’ai aussi un petit lot de remarques telles que « Comment va Musclor aujourd’hui ? », « Les femmes trop musclées ce n’est pas féminin », … Néanmoins, les critiques concernant mon alimentation sont plus présentes et surtout deviennent toujours plus dénuées de sens. Au début, mes amis et ma famille ne comprenaient pas forcément pourquoi j’avais opté pour un changement radical comme ça. Ils pensaient que j’allais être en carence de protéines, de fer, de calcium et tout ce qui s’en suit. Ils étaient également convaincus que j’allais devenir accro à la musculation et finir par me doper un jour ou l’autre. Une fois leurs craintes dissipées, ils se sont rendus compte que j’avais un mode de vie sain qui me rendait « increvable » et tonique, et plusieurs d’entre eux se sont essayés à ce choix de vie et continuent encore aujourd’hui, aussi bien du côté vegan que du côté sportif. Je n’ai qu’une chose à dire : Go vegan and go squat !

Le welfarisme est-il un frein à l’abolition de l’exploitation animale ?

Cette question est judicieuse au vue des événements actuels, à savoir les élections présidentielles. Les militants de la cause animale auront une tendance préférentielle pour le candidat qui se préoccupera le plus de la cause animale. En revanche, le welfarisme peut être utilisé à bon comme à mauvais escient si les candidats ne tiennent pas leurs promesses. Donner de l’importance aux animaux au niveau juridique est à mon sens une grande avancée et n’est sûrement pas un frein à l’abolition de l’exploitation animale.

Stefanie Moire, une écossaise de 24 ans, blogueuse fitness influente, a été élue par l’association PETA la vegan la plus sexy de 2016. Qu’en pensez-vous ?

La nomination de cette jeune écossaise lui donnera une certaine notoriété et donc un public plus attentif quand elle parlera de la cause animale. Aujourd’hui, plus vous êtes présentable et charismatique, plus la société est à votre écoute. Une personne X peut être très intelligente et avoir un raisonnement d’exception, mais si elle s’habille de façon vétuste et ne prends pas soin d’elle, elle sera hélas laissée de côté et peu seront les personnes qui lui tendront l’oreille. En revanche, si une personne Y a beaucoup de prestance mais n’est pas forcément dénuée d’intelligence, elle sera plus entendue du fait qu’elle se « conforme » mieux à la société à laquelle elle s’adresse. Un(e) végan(e) doit être un subtil mélange de la personne X et Y afin qu’elle se dote d’un auditoire pour faire passer son message et sa façon de penser. Ainsi, participer à ce concours ne me poserait aucun problème du fait que je pourrais véhiculer mon message et montrer que le mode de vie que j’ai est à la portée de tous. En mon sens, être musclée c’est être sexy car c’est prendre soin de soi, soin de son corps, de son bien-être. Une fille musclée c’est une fille dynamique, tonique et active, alors oui je pense que cela rentre dans la catégorie sexy !

En plus de votre engagement éthique et du sport, vous faites des études dans l’urbanisme. Un esprit sain dans un corps sain  ?

Je n’aurais pas cette prétention, néanmoins je cherchais un domaine dans lequel je pourrais me rendre utile pour l’environnement. A l’heure où la mondialisation est en plein essor, l’urbanisation l’est également. En faisant des études d’urbanisme j’ai pour but de me spécialiser dans l’urbanisme durable et respectueux de l’environnement. En effet, l’extension des villes est une évidence alors maîtrisons la et rendons la vivable et responsable.

Vos prochains challenges ?

Faire 20 pompes serrées avec une chèvre naine sur mon dos. Je ne pouvais conclure cet interview sans faire une petite boutade de sportive végan, vous m’en voyez navrée ! Plus sérieusement, j’aimerais tester d’ici l’an prochain le raw vegan durant 6 mois et observer comment réagi mon corps vis à vis de cette nouvelle forme d’alimentation et de mes entraînements soutenus. Je ne me fixe pas des challenges dans l’absolu : je cherche à évoluer constamment, à toujours mieux connaître mon corps et à le rendre toujours plus puissant et souple. En revanche, je ne refuse aucun challenge que l’on me lance, je suis toujours partante et déterminée. Il y a 2 mois, des garçons de ma salle de sport se sont fixés de faire 300 pompes en moins de 15min. Pour moi, c’était une occasion de prouver que même si je suis une fille j’étais capable de les suivre et que le fait que je sois végane ne m’empêche pas d’avoir de l’énergie. J’ai donc posé mon tapis à côté des leurs et j’ai commencé le challenge avec eux. A 100 pompes, mes bras commençaient à brûler terriblement mais je serrais les dents, à 200 pompes les garçons me disaient que j’allais abandonner car mon corps commençait à trembler, à la 300ème pompe, ils ont réalisé que j’avais du potentiel et que je n’étais pas prête à me laisser faire ! Je conseille à quiconque d’opter pour un mode de vie sain, de pratiquer des activités sportives régulières et de ne pas manger de produits issus d’un animal : votre esprit et votre corps vous remercieront !

(crédit photos, 1 à 4 : Nick Norman)

AUX COULEURS DE L’AVF – GLORIA

Toute l’année, l’équipe sportive de l’Association Végétarienne de France s’illustre dans diverses compétitions. Le 9 avril cinq d’entres-eux ont participé au marathon de Paris. Nous sommes allés à la rencontre de Gloria pour un entretien très Veggie-Veggie. 

Je m’appelle Gloria, j’ai 27 ans et je viens d’Italie. Mon prochain challenge sportif sera le marathon de Paris, notamment mon première marathon dans le contexte de la course à pied (après un marathon alpin fait dans le montagnes italiennes du nord-est). Au niveau sportif j’ai toujours pratiqué plusieurs activités sportives, étant « accro » au sport. Je fais de la course à pied depuis au moins 10 ans mais à côté de ça j’adore aussi faire de la natation, du yoga, des randonnées, balade, volley et/ou foot, même si suis généralement ouverte à tester toute nouvelle expérience sportive. Je fais partie de l’AVF depuis Novembre 2016 et j’ai connu l’association grâce aux sorties de course à pied organisées par l’AVF. Le fait d’être végétarienne depuis plusieurs années m’a approché à devenir membre de l’AVF. J’ai pris cette décision depuis désormais 3 ans, au début pour de raisons de santé même si avec le temps je me suis sensibilisée toujours plus aux causes animales et environnementales pour lesquelles je suis aussi fière d’être végétarienne aujourd’hui. Je suis végétarienne et je trouve que la différence principale entre végétarienne et vegane c’est le fait que les dernières suivent un régime alimentaire caractérisé par l’absence des produits dérivants et/ou produits par les animaux.

Sport et végetalisme  ?

Je trouve que si on arrive à suivre un style de vie sain en mangeant correctement et varié, en se renseignant sur les propriétés des aliments et en remplaçant les éléments dont notre corps à besoin, un style de vie végétarien ou vegan n’apporte que des avantages, surtout au niveau de la santé et du respect de l’environnement. Cela n’empêche pas du tout la pratique du sport, même au niveau professionnel et/ou intense.

Qu’est-ce qui vous a motivé pour participer à ce marathon ?

Celui-ci c’est mon premier marathon en absolue. J’ai choisi de m’y inscrire après avoir participé à un Trail de 21km en Octobre 2016 en Normandie. Étant runner depuis longtemps le rêve d’un marathon a toujours été dans ma tête, cette année je sentais que j’aurais pu le faire et le but est de le terminer en courant, si possible avant  4.30h, comme première marathon.

Votre plat préféré ?

Un de mes plats préférés c’est le steak seitan mariné avec une sauce faite maison, accompagné par des légumes sautés et/ou une salade d’avocat/tomates. J’adore aussi le quinoa, le boulgour et/ou le taboulé, ainsi comme les quiches végétariennes.

Vos secrets de préparation ?

Pour me préparer au mieux pour mon premier marathon je cherche de me reposer beaucoup, d’être constante avec mes entraînements, de manger beaucoup de glucides avant la compétition et puis de réintégrer correctement les protéines dont mon corps à besoin après. Des « astuces » classiques et simples mais qui selon moi sont suffisants pour la réussite. Le côté psychologique fait le reste, ainsi comme la motivation et la détermination personnelle.

Conseils donneriez-vous à un néo végétarien ?

Je lui conseillerais de se renseigner suffisamment avant de commencer le nouveau régime, d’être attentif à remplacer les aliments nécessaires pour le corps dans la juste façon et quantité et de se donner la possibilité de sortir et de connaître des autres végétariennes et/ou végétaliennes afin de partager les différents expériences, découvrir nouvelles recettes et activités vertes et saines. Tout doucement.

C’est vrai que les végéta*iens courent plus vite que les autres ?

Je ne sais pas si c’est effectivement comme ça mais cela peut être du au fait qu’un végétarien/végétalien fait plus d’attention à la nourriture, étant plus sensible à ce qu’il mange et donc il sait aussi correctement remplacer les aliments dont il a besoin, selon le contexte et les exigences personnelles, donc si on pratique du sport on sait aussi quoi manger et prendre pour de meilleures performances et sensations lors de l’activité même.

Le mot de la faim ?

« Mens sana in corpore sano » (proverbe latin) et «On est ce qu’on mange ».

Samuel Clergeaud , VG coach

Dans le prolongement de VEGAN MARATHON, un certain nombre de runners vegans ont décidé de se réunir, et de participer – avec un dossard solidaire – en équipe au prochain marathon de Paris, le 8 avril 2018. Ces vegans ont tous des niveaux différents, et une année de préparation ne sera pas inutile à certain(e)s. Samuel Clergeaud s’il est « vegan Marathon », est aussi un champion. Il fera cette course mythique dan le sas élite. Pendant un an, celui que l’on surnomme « VG coach », donnera ses conseils sportifs aux runners membres de l’équipe « Vegan Marathon ». Nous avons voulu en savoir plus sur ce sportif vegan de haut niveau, et au grand coeur.  

Qui êtes-vous ?

Je m’appelle Samuel Clergeaud j’ai 39 ans. Je suis végétarien depuis environ 7 ans et vegan depuis 2 ans et pratique la course à pied en compétition. Ma plus belle performance sportive est probablement les championnats de France de trail long en 2014 ou je finis 50ème, sinon dernièrement 18ème à l’Ecotrail de Paris 2017 sur le 30 km en reprise suite à une pose de 2 mois (en raison d’une petite blessure) !

Votre semaine type d’entraînement ?

Mes entraînements sont quasiment tous les jours avec parfois des journées doubles (sortie le matin puis le soir). Ces semaines varient de 130 à 170 km hebdomadaire. J’y inclus une séance Vma (vitesse maximale aérobie) le mardi, du seuil le jeudi, et le dimanche de la caisse (du volume) ou du fartlek. A tout ça j’intercale des footings et j’y rajoute aussi du renforcement musculaire (souvent du gainage). En ce qui concerne mon alimentation elle est uniquement basée sur les végétaux : des fruits, des légumes, légumineuses et du « tempeh », du « quinoa » , en évitent au MAXIMUM les inhibiteurs et les antinutriments comme le thé, le café, l’alcool, les plats préparés…

Vous êtes tombé dans le chaudron ? 

En effet je suis tombé dedans tout petit en ayant découvert les différentes disciplines de l’athlétisme!

Qu’est ce que l’hygiénisme ?

L’hygiénisme est un mode de vie basé sur des règles finalement assez simples. Avoir un quota de sommeil suffit afin de pouvoir régénérer sont organisme, ce qui va CONSIDERABLEMENT limiter les risques de blessures. Manger frais et sain avec du cru et du cuit, en limitant les antinutriments responsables de la bonne assimilation des vitamines. Eviter bien entendu le sel, le sucre, et le gras. Il y a beaucoup d’autres choses à dire comme le fait de prendre le soleil s’aérer et l’activité sportive !

Que vous inspire la fusion de Monsanto avec Bayer ?

Je privilégie aussi l’alimentation biologique et me soigne sans médicaments ! Les médicaments ont un impact négatif considérable ayant pour but, la plupart du temps, d’agir comme un sparadrap ! Il ont bien souvent pour but de masquer les symptômes… Ces symptômes ont une utilité dans notre processus d’autoguérison et agissent comme des alarmes à prendre en considération afin de nous faire réagir !

L’âge pour faire du sport ?

Il n’y a pas d’âge pour se mettre au sport mais il y a des précautions à prendre en fonction de ses capacités ! Comme pour toute chose le corps a besoin d’un temps d’adaptation considérable. Quand aux motivations de la course à pied, comme tout sport, c’est d’y trouver du plaisir en considèrent que ça reste une distraction. Les changements métabolique liés au sport, comme par exemple l’élimination des toxines, améliore les défenses immunitaires et par conséquent la santé !

Conseils à un(e) néo végétalien(ne) ?

L’alimentation végétalienne n’est pas une montagne ! Il suffit de manger de façon équilibrée et sain tout simplement (alimentation riche en nutriments). Une alimentation variée apporte tout ce dont le corps a besoin et n’engendre pas de carences particulières. Je suis par contre pas trop informé sur la B12 mais à ce jour il est INDISPENSABLE de se supplémenter !

 

Quel militant êtes-vous ?

Je communique sur la condition animale dans notre société et sur la cohérence de l’alimentation végétalienne pour la santé, notamment dans la sport.

Que vous inspire le mot carencé ?

Avec une alimentation variée et saine il y a peu de risque d’être carencé, ce qui n’empêche pas une analyse de sang occasionnelle. Je me complémente en B12 suivant les recommandations !

Vos prochains défis sportifs ?

Je vis la course à pied comme une liberté en allant là ou le vent me mène ! Je vais participer à des « trails , ultratrails, des courses natures » qui permettront de continuer à promouvoir le veganisme !

Le véganisme a-t-il de beaux jours devant lui ?

La considération animale dans notre société évoluera certainement parallèlement à une prise de conscience globale de notre société !

 

Vegan Marathon  ?

– Ce challenge, comme son nom l’indique, est une belle démarche liant volonté et détermination ! Il est aussi une très bonne chose pour l’image du véganisme. Encore bravo ! L’an prochain je participerais avec l’équipe de « Vegan Marathon » au marathon de Paris, et en attendant je vais essayer de conseiller au mieux les autres runners vegans.

La défaite n’est pas une option

9h41, nous sommes quelques milliers à nous élancer sur les Champs-Elysées, en cette radieuse matinée de printemps. A 8h20 les époux Lonyangata-Rionoripo et l’élite du 41e marathon de Paris s’étaient propulsés en direction de la ligne d’arrivée. Le couple de kenyans remporteront l’épreuve en 2h06’09 » pour Paul Lonyangata et en 2h20’55 » pour Purity Rionoripo (nouveau record de l’épreuve). A la même heure les militants sont déjà dans le métro, et travaillent à la sensibilisation de la cause animale, comme chaque jour de l’année. Depuis bientôt 11 mois je me prépare à cette course. J’ai filmé toute la préparation en vue d’un film intitulé Vegan Marathon. Pour le tableau final, Paris sera notre plateau de tournage. Équipé d’un caméra sportive je filme l’épreuve de l’intérieur, alors qu’une dizaine de caméras m’attend sur le parcours pour immortaliser ma progression. Pierre-Marie, le chef opérateur va se déplacer en solitaire caméra à l’épaule, son talent d’adaptation va faire des merveilles. Nous avons prévu un dispositif de tournage autour des militants animalistes. La plupart des associations liées à la cause animale ou au végéta*isme nous soutiennent. Nous avons prévu six « QG  ANIMALISTES », c’est-à-dire des lieux ou les activistes pourront sensibiliser à notre cause, la presse mondiale, les 57000 coureurs et les 250000 spectateurs. L214 doit se placer au 13e et au 30e km ainsi qu’à l’arrivée. Le choix du 30e km n’est pas innocent puisqu’il symbolise le mur du marathon, un phénomène physiologique reconnu, qui intervient généralement entre le 30ème et le 35ème kilomètre de course. Il correspond à l’épuisement des réserves de glycogène, une défaillance physique assimilable à un coup de pompe, ce qui provoque le plus grand nombre d’abandons.  Le Collectif contre l’Expérimentation et l’Exploitation Animale (CCE2A) a prévu d’être au départ, à l’arrivée et à Bastille, de même que 269 Life France. A l’origine du projet, je pèse 140 kg, je fais des apnées du sommeil potentiellement mortelles et de l’hypertension. Très sportif dans ma jeunesse (et quelques médailles à mon actif), j’ai toujours souhaité participer à un marathon. Suite à un accident, puis à deux greffes d’organes, j’ai arrêté le sport. 25 ans plus tard, à 45 ans, mon rêve de marathon persiste, plus présent que jamais. J’en parle à Thierry Pistorozzi, un ami coach sportif. Thierry pense que le pari est possible et que je pourrais courir pour moi et pour la cause animale. La course, pour sensibiliser à une cause est une pratique courante. Voilà l’argument gagnant.  L’entraînement commença en mai 2016, par une minute de course et une minute de marche, une minute de course, etc. Le marathon de Paris me semblait un rêve inaccessible. Ma fille Ariakina, me donne l’élan nécessaire à ce moment de grands doutes. J’aurais sans doute jeté l’éponge si j’avais du m’entraîner seul. C’est étrange ce que vous font faire les enfants. Ondalina, ma fille aînée me sert également de source de motivation. Il y a quelques années, elle s’était elle-même inscrite dans un challenge, bien plus difficile que mon marathon. Défi dont elle était sortie victorieuse et qui changea fondamentalement sa vie. Ma terre, la Corse a toujours été une grande pourvoyeuse de combattantes. J’ai quelques exemples de guerrières autour de moi, comme mon épouse, ma mère, ma grand-mère, qui sont de véritables warriors. Il y a quelques années, j’ai réalisé Maquisardes, un documentaire sur les résistantes pendant la seconde guerre mondiale, et j’ai toujours su que « mes » femmes étaient de cette trempe là. La défaite n’est pas une option. C’est ce que je me disais pendant la période de préparation, la défaite n’est pas une option. J’ai couru par tous les temps, de -10° à + 35°, l’été, l’hiver, avec la pluie et le vent. Le lundi et le mardi repos, le mardi étant le jour du jeûne de 24h. Le mercredi une course intermédiaire, le jeudi PPG (renforcement musculaire), le vendredi fractionnés, le samedi PPG et le dimanche course longue. Mon métier est très chronophage, pourtant je n’ai pas manqué un seul entraînement (sauf quand j’ai eu la grippe qui m’a cloué au lit, et au moment de la fracture du pied). La défaite n’est pas une option ! C’est ce que je me dis tous les matins en me réveillant, épuisé à cause des apnées du sommeil. La défaite n’est pas une option ! De fait, au moment où franchir la ligne de départ j’entame mon 9000ème marathon. Les comptes sont vite faits, un marathon par nuit depuis 25 ans. Les apnées du sommeil, les micros réveils et les courbatures, la fatigue le lendemain sont bien plus terribles que le marathon de Paris, c’est ce que je pensais à ce moment-là. Une fois passé les 10 premiers mois de « remise en forme », nous avons commencé une préparation spécifique marathon de 12 semaines, allant jusqu’à 80 km par semaine de course. Le travail du coach pour m’emmener jusqu’à ce niveau a été proprement incroyable. Seule ombre au tableau, la douleur de la 5eme phalange qui se fait de plus en plus vive. Mes chaussures de courses auront duré trois mois. Même avec mes 30kg de moins, mon poids a tout de même écrasé et déformé les New Balance, provoquant une fracture de fatigue. J’ai atteint le maximum de douleurs après la dernière course longue où j’ai couru 30 km en 4 heures. Forte heureusement le programme se soldait par une semaine de repos, prévu dans le programme spécial marathon. La douleur s’étant un peu atténuée, je me disais que ce temps de repos allait suffire. L’avant-veille de la course, je me suis rendu au salon du running pour récupérer mon dossard. Le salon était passionnant, j’ai beaucoup piétiné, et rencontré des personnes formidables. Le problème c’est que le soir je n’arrivais plus à marcher. La veille du marathon j’avais une dernière course à faire. Symboliquement nous l’avons couru avec Ariakina, elle était là au début et à la fin. 20 minutes, qui furent très longues et confirmèrent mes craintes, la douleur allait m’accompagner jusqu’au bout. La dernière nuit, je me suis péniblement endormi à minuit trente, et à trois heures du matin j’étais assis dans le lit les yeux grands ouverts comme une chouette. Quatre heures plus tard, nous voici avec mon épouse et mes deux filles dans le métro en direction du premier QG ANIMALISTE sur les Champs-Elysées. Marco le président de CCE2A et Stéfany sont déjà là avec le matériel, banderoles et autres drapeaux et ce sont déjà fait contrôler par la police. Nous sommes rejoint par les autres associations, KM les Veganautes (qui ont fait fabriquer des badges Vegan Marathon pour notre concours), 269 Life France et notre équipe de tournage. A 8h45 je rentre dans la zone coureurs par le sas vert, celui où les participant doivent rejoindre la ligne d’arrivée Avenue Foch en 4 heures. Je n’ai jamais eu l’intention d’arriver dans ces temps, mais comme je n’en savais rien au moment d’acheter le dossard, j’en ai pris un au hasard. Ici de nombreux coureurs guettent un rayon de soleil, certains sont déguisés, un couple avec un haut de forme et un voile portent un tee-shirt où est inscrit « 42,195, notre cadeau », des lapins me regardent. En fait les lapins sont véganes et me connaissent. Nous discutons. Je rencontre ainsi une dizaine de véganes, tous me connaissent mais je n’en connais aucun, c’est dommage. La prochaine fois il faudra faire une équipe végane, nous allons y réfléchir. Je vois un vegan que je connais, Chris un runner anglais. En définitive je pars dans un autre sas, celui des 4h30 à 9h41. Mon pied me fait mal, et la station statique n’arrange rien. Pourtant après le départ, je descend les Champs-Elysées puis aborde la rue de Rivoli plutôt bien. En voyant des vidéos des précédentes éditions du marathon, je pensais qu’il devait y avoir plus de chahut au départ. En fait il y a beaucoup d’espace dans la descente vers la Concorde. Je pars plutôt vite par rapport à mon niveau habituel, mais je ne suis pas inquiet je fais souvent ça à l’entraînement avant de trouver mon rythme. Il doit faire dans les 15° et même si la température est idéale, un nombre important de coureurs longent le côté gauche de la chaussée Rue de Rivoli, protégés du soleil. J’avais promis à l’équipe de tournage de courir toujours à droite, mais je me résigne à rejoindre le côté gauche, après tout il ne doit y avoir personne de mon équipe jusqu’à Bastille où se trouve le second QG ANIMALISTE. En fait ce sont des dizaines de militants et de véganes qui sont sur le bord de la route entre Concorde et Bastille et qui m’encouragent. Certains ont des pancartes avec mon prénom dessus, ou Vegan Marathon.

C’est sympa, j’essaie de tous les saluer mais à force de zigzaguer d’un côté à l’autre de la route, je finis par manquer le premier point de ravitaillement. Je ne vois pas non plus le deuxième QG ANIMALISTE, et seulement mes filles qui me filment au début du Faubourg Saint Antoine. Trente cinq minutes pour faire les 5 premiers km, ça va, je suis dans mes prévisions. Paradoxalement c’est sur cette distance que j’ai eu le moins mal au pied, la foulée étant plus longue, je dois moins appuyer sur la partie douloureuse. Je m’étais déjà rendu compte de ce détail à l’entraînement. En direction du Château de Vincennes, rue de Reuilly puis avenue Daumesnil, plusieurs montées successives m’obligent à baisser le rythme, et tout de suite le pied me rappelle à son bon souvenir, mais c’est supportable. J’arrive à un bon rythme au km 10 pour mon premier ravitaillement (ayant loupé le précédent). Là je suis surpris par l’état de saleté autour des stands et par le comportement de nombreux coureurs qui jettent littéralement leurs restes d’oranges et de bananes par terre quand ce n’est pas sur les personnes qui les servent. Ce manque de respect me semble incohérent avec les valeurs du sport. Certains l’ont bien compris, et j’ai vu des coureurs parcourir une longue distance avec une bouteille vide pour aller la jeter dans une poubelle, bravo. Je m’arrête donc au ravitaillement, j’ai très soif, je prend deux bouteilles d’eau que je bois coup sur coup, et je repars. C’est ma première erreur. Aux entraînements j’avais l’habitude de boire au fur et à mesure, par petites gorgées et je n’ai jamais eu de soucis. Ici, alors que je passais devant le Château de Vincennes, j’avais mal au ventre et j’entendais d’étranges gargouillis. A tel point que je ne me suis pas arrêté au ravitaillement suivant. Encore une erreur.

Au km 13, dans le bois de Vincennes, je retrouve Maïté, une militante exceptionnelle de L214 qui me mitraille de son appareil photo. Maïté est encore une de ces guerrières dont je parlais plus haut. Pendant la semaine qui précédait le marathon, la toile s’est enflammée en apprenant ma blessure. Certains pensaient que j’étais inconscient de courir tout de même, d’autre écrivaient que je devais aller au bout. Maïté me conseillait jour après jour, à propos des soins que je devais apporter au pied. Elle n’a jamais contesté ma décision. Il faut dire que c’était un choix raisonné. Mon coach a fait le marathon de New York avec une fracture à chaque pied, donc c’était possible d’y arriver, même s’il est plus aguerri et beaucoup plus léger que moi. Il n’y a rien à faire concernant une fracture si ce n’est du repos, et ça impliquait de jeter aux orties des mois de dur labeur, impossible de mon point de vue. Enfin et surtout, j’avais embarqué beaucoup trop de monde dans cette aventure pour revenir en arrière. Les associations avaient confectionné des banderoles, des affiches, des badges, je ne me voyais vraiment pas leur faire défaut, la défaite n’est pas une option. Pendant 9 km Maïté m’a suivi à vélo, et quelquefois m’a précédé pour me mitrailler à nouveau. Elle a troqué son blouson aux couleurs de L214 pour un tee-shirt militant. Alors que des personnes dans la force de l’âge commençaient à souffrir de la chaleur, Maïté pédalait comme une jouvencelle  vers la sortie du bois de Vincennes. Je la filmais autant qu’elle me photographiait. Avant de sortir du bois, j’ai eu une petite discussion houleuse avec des sonneurs de trompes de chasse. A mi-course, lors d’une interview un peu facétieuse, je me suis excusé auprès de nos amis de chasse-pêche-et-tradition pour l’incident du bois de Vincennes en espérant qu’il n’y ait pas eu de blessés. En entendant les cors de chasse je me suis senti traqué et j’ai perdu la raison. Sérieusement, à part l’anecdote rien à tirer des sonneurs de trompe. Au moins j’ai toujours assez d’énergie pour m’en prendre à une quinzaine de sonneurs mécontents. A 11h45 j’arrive au km 15 – en deux heures – et je suis déjà cuit comme un pop corn. L’insolation est foudroyante. Au QG suivant ma fille s’inquiétera de ma couleur cramoisie. Je repart avec trois bouteilles du ravitaillement suivant, une dans chaque poche et une à la main. Je me dis que la remontée de l’avenue Daumesnil en direction de Bastille va être terrible, et elle l’est. Pourtant j’accélère un tout petit peu car j’ai très envie de revoir mon équipe au prochain QG qui se trouve au 22eme km. Ils sont tous là au tournant de l’avenue Bourdon. Je vois d’abord mes filles qui me filment ainsi que Pierre-Marie, Patricia mon épouse est non loin, en
plein soleil (ça va se payer le lendemain, vive les insolations). Marco et toute l’équipe du CCE2A ainsi que Régis et 269 Life France sont là, donnant de la voix, drapeaux d’ALF, et bannières au vent. Eux aussi sont en plein soleil depuis ce matin. Avec la chaleur, ma vitesse a un peu baissé dans les bois et plus la vitesse baisse, plus je tape sur le pied. Les foulées étant moins amples j’en fais beaucoup plus. Pour un coureur de mon gabarit la pression exercée en course sur mes jambes peut aller jusqu’à 1346kg (12 X113), c’est dire si j’hypothèque mes chances de réussite à chaque pas. J’ai donc commencé à prendre du retard sur mes prévisions, voyant le meneur d’allure du 5h30 me doubler, juste avant de rejoindre le QG. Malgré ce retard, et une température qui arrivait aux 20° mes courageux supporters attendaient en plein soleil, en profitant pour communiquer pour la cause. Taz et Melany avaient imprimé des flyers (avec Vegan Marathon), qu’ils distribuaient avec les autres activistes. Les animaux ont bien de la chance d’avoir de tels soutiens, et moi aussi. En arrivant à leur hauteur, je leur fais une bise à tous et je les remercie vivement. Je ne suis pas certain qu’ils mesurent à quelle point leur présence est cruciale. Je repars donc le coeur léger, me disant que j’avais déjà parcouru plus de la moitié du marathon. Ma joie est de courte durée, je sombre entre le quai des Célestins et la Voie Georges Pompidou. Les descentes et les remontées des tunnels ont raison de mon stoïcisme. J’ai l’impression qu’une armée de démons se glisse sous mon pied pour enfoncer des épées, qui me transpercent de part en part. La douleur irradie mon pied, mon mollet, le devant de la jambe et jusque dans les bras. Je suis à un peu plus de la moitié du parcours, à 4h20 de course, et je n’ai jamais couru plus longtemps. La température culmine à 25° soit 10 degrés de plus que la veille – et que le lendemain -,  et j’ai l’impression que ma peau est brûlée sur chaque partie de mon corps. Ma fréquence cardiaque est à 150 alors que je ne cours plus qu’à 6,5 km/heure.C’est là que j’ai une mauvaise pensée. Mes tests à l’effort ont démontré que j’ai une capacité cardiaque équivalente à celle de certains champions (380 watts), mais il n’en est pas de même de l’hypertension. Lors des tests à l’effort j’étais à 160 au repos grimpant jusqu’à 240 vers la fin du test. Et nous n’étions certainement pas dans des conditions aussi extrêmes. Un AVC n’est pas si improbable. Je chasse cette idée rapidement (merci coach pour la méditation), et je me concentre sur le km 30, c’est-à-dire le mur du marathon, où devait m’attendre Laurent et L214 ainsi que mon équipe de tournage et ma famille. Je m’efforce de visualiser ce moment, alors que je vois autour de moi les ambulances défiler, et des sportifs allongés ou assis au bord de la route. Arrivé au 30 kilomètre rien, personne. J’ai un moment de tristesse, mais je ne m’arrête pas. Pourquoi l’aurais-je fait ? Arrivant presque au km 31, j’aperçois mes filles et les caméras, qui valdinguent de toute part. Je cherche les miens du regard, ce qui semble un peu contrarier Pierre Marie qui me filme. Et là le mur est orange ! En fait, Laurent avait repoussé le QG animaliste devant la maison de la radio, et là surprise, une véritable haie d’honneur m’attend. Les militants de part et d’autre de la route, brandissent des pancartes avec mon nom dessus, ou mon visage, et également des slogans liés à Vegan Marathon ou à la cause animale. Dire que je suis heureux de voir tous ces visages amis est en-dessous de la vérité. Moment de joie intense, qui se concrétise par des embrassades et des effusions. Je m’arrête et je les embrasse tous les uns après les autres. Nous prenons le temps de faire une photo ensemble, et en marchant je donne une interview. Un vrai bonheur. Je suis impressionné par la détermination de ces militants, restés des heures en plein soleil pour leurs convictions. Mon ami Laurent avait bien œuvré. Depuis des semaines, il préparait ce travail. Il avait confectionné toutes ces affiches et mobilisé les troupes. Tant d’attention, j’étais vraiment touché. Grace à eux, là pour le coup, j’étais devenu indestructible et j’allais en avoir bien besoin.


Même si j’ai pris un retard énorme sur mon plan de course, je me prépare à mettre en place mon rituel comme je l’avais prévu. Ayant conscience de l’importance de la musique, j’ai choisi de courir sans musique. D’une part pour profiter de ce qui se passe autour, mais surtout pour que le moment ou je branche mes écouteurs soit d’un réel intérêt. Aller au delà du mur du marathon, était un premier objectif, finir la course devient à présent mon objectif. Et si possible la finir avec panache. Une autre course débuta donc après le km 30. Cette course est mienne, je me coupe du monde avec la musique, ne pensant plus à rien sinon à la course. Je visualise mon arrivée sachant que tout le monde m’attend à l’arrivée. Je contrôle ma fréquence cardiaque, ma vitesse et… je sens une main qui me tape sur l’épaule. Une jeune femme sur un vélo. J’enlève mes écouteurs. – « Vous êtes hors temps ! » m’annonce-t-elle sans s’arrêter. – « Pardon ? » – « Vous êtes hors temps, si vous n’atteignez pas le prochain kilomètre dans une minute vous êtes déclassé ! ». En me retournant je vois la voiture balai sur laquelle est inscrite 6H, et je comprend qu’il ne s’agit pas d’une plaisanterie. Mon sang ne fait qu’un tour. Je lui lance « j’y serais ! » et j’accélère. Ma vitesse augmente rapidement, 8,9,10, 11 km/h. Je double les autres coureurs par poignées de 10. J’arrive à temps au kilomètre suivant, je garde le rythme et j’accélère même encore un peu. Il ne reste plus que 8 kilomètres, je ne ressens aucune douleur, pas d’essoufflement, je ne sais pas à quoi je suis shooté mais je vole carrément, risquant de provoquer un rhume aux coureurs que je double.  Je suis à 7 kilomètres de l’arrivée, plus rien ne peut m’arrêter, je ne vois plus la voiture balai depuis longtemps. Et, en pleine euphorie, c’est la catastrophe. Au moment où mon pied droit touche le sol, je sens une décharge électrique traverser mon corps. Ma fracture a atteint ses limites, et je suis incapable de poser le pied par terre. Je tente une dernière charge, impossible. Encore une autre et une autre, chaque fois le résultat empire. La douleur est terrible. Je commence à transpirer démesurément. Depuis le km 30 il n’y a plus aucun ravitaillement, le seul grain de sable dans cette incroyable organisation du Marathon de Paris. Il y a bien un stand Isostar qui distribue des boissons énergisante mais je sais que leurs produits contiennent des traces de lait, de mollusques et de crustacés. Je refuse la boisson, mais le problème n’est pas là. Je ne manque pas d’énergie, je pourrais faire de la revente aux autres coureurs et je ferais fortune. Non mon vrai problème est la douleur incessante. A ce seuil, il n’est plus question de méditation, et je ne pense qu’à cette blessure. J’envisage toutes les possibilités, y compris courir les derniers kilomètres à cloche pied. La seule chose certaine, c’est que pour rien au monde je n’arrêterais. J’allais ramper jusqu’à la ligne d’arrivée s’il le fallait, mais j’allais y arriver. Et c’est pratiquement ce qui s’est passé. A un moment donné ma montre Polar s’est arrêtée, batterie faible. Plus moyen de connaître ma fréquence cardiaque, la distance, plus rien. J’étais perdu comme un commandant de navire sans boussole. De rage je me suis élancé dans une tentative désespérée, mais c’était impossible d’aller plus loin. Je ne pouvais pas faire un mètre de plus, pas comme ça en tout cas. J’ai pris ma respiration, et j’ai commencé à courir à petites foulées, puis à marcher, alternant avec les petites foulées. Je ne pouvais pas lâcher. La défaite n’est pas une option ! J’ai continué ainsi pratiquement jusqu’à la ligne d’arrivée. Arrivés à quelques dizaines de mètres de la ligne, un agent s’est dressé face à nous pour nous empêcher de franchir la ligne. Deuxième erreur de l’organisation. C’est là que l’on comprend que nous ne sommes ni à Rotterdam, ni à New-York. Lors du dernier marathon de Rotterdam au Pays-Bas la dernière concurrente Kelly De Ridder a eu le privilège d’être escortée, sirènes hurlantes, par la police et de bénéficier d’une ovation incroyable de la part du public. L’arrivée de cette guerrière (oui il n’y en a pas qu’en Corse) été relayée en direct à la télévision et Kelly a franchi la ligne d’arrivée sous une pluie de confettis, sous les clameurs du public et au son du mythique You’ll never walk alone. Ca c’est le sport ! Le respect est le ciment du sport, et l’organisation du marathon ne devrait pas considérer les derniers concurrents comme des sous-sportifs. Ces femmes et ces hommes sont allés au bout d’eux-mêmes, prouvant que la défaite n’est pas une option. Ils ont dépassé leurs limites personnelles, ils sont allés au delà de ces murs, au delà du seuil des 6 heures devraient avoir une médaille supplémentaire, celle du courage et de la pugnacité. Oui le règlement de la course prévoit un temps maximum de 6h pour effectuer le parcours jusqu’à la ligne d’arrivée, et alors ? Dans d’autres pays on ne joue pas avec la santé des participants, et on attend jusqu’au dernier coureur. Comment est-ce possible qu’à la fin il n’y ait plus d’approvisionnement pour les derniers participants ? Ni de services médicaux ? Ni de respect ? Il faut bien garder en tête pourquoi 57000 personnes pour la plupart des non-professionnels acceptent ce calvaire. L’organisation du marathon de Paris est quasiment parfaite, mais cette fin d’épreuve est une faille du système. J’avais prévu de remettre ma médaille de finisher à une des associations présentes. Et nous allons réfléchir si c’est encore possible. L’organisateur du marathon de Paris reverra peut-être son règlement, qui sait ? Contenir les militants de la cause animale n’est pas toujours une mince affaire. J’en veux pour preuve l’épilogue de ce challenge. L’arrivée du marathon est bouclée. Deux femmes, deux américaines sont en pleurs. Elles ont subit un martyr et la sécurité les stoppent à deux cent mètres de l’arrivée.Ondalina et Ariakina m’ont rejoint et nous courrons en direction de l’arrivée.Les militants courent avec moi, le tambour de Nathalie résonne, le mégaphone de Taz m’encourage faisant écho aux applaudissements des militants. Ils me guident vers une contre-allée que nous rejoignons à petite foulée. Un agent de sécurité nous empêche de rejoindre la ligne d’arrivée. Je ressens une profonde injustice. La défaite n’est pas une option, nous allons donc improviser. Le compteur officielle tourne toujours, nos caméras filment, et nous avons fait ce que nous savons faire : RESISTER !

Rejoint par mes frères et mes soeurs de la cause animale, nous avons forcé le passage, nous nous sommes placés face à l’arrivée, et j’ai pu finir ce challenge (politique et sportif). VEGAN MARATHON est une réussite totale, à l’image de cette lutte titanesque qu’est la protection du vivant. Le travail réalisé pour la cause animale grâce aux associations est inestimable, aujourd’hui et tous les autres jours de l’année. La prise de conscience, l’abolition de l’exploitation animale, la chute de tous les murs, l’ouverture de toutes les cages, la fin de toutes les discriminations, du racisme, du sexisme, de l’homophobie, de l’esclavage sous toutes ces formes, c’est à nos militants que nous la devons. Ils croient à un avenir serein, plus fraternel, plus juste et plus respectueux, et j’y crois aussi, c’est pour ça que je considère que la défaite n’est pas une option ! Ma victoire personnelle était acquise au moment où je me présentais sur la ligne de départ du marathon de Paris, je méritais déjà ma médaille de finisher. Ces 11 mois de préparation m’ont complètement transformé. Au moment de passer la ligne d’arrivée avec mes amis et ma famille je me souviens de ces paroles de Zapotek : « Si tu veux courir, cours un kilomètre. Si tu veux changer ta vie, cours un marathon. Je dirais même mieux, cours un Vegan Marathon! Mon nom est Magà Ettori, je suis un corse, vegan, animaliste, antispeciste, citoyen du monde et marathonien ! J’aime l’idée de courir pour les humains et  pour les animaux. Le marathon est une voie de l’humilité, du courage et de l’empathie, des vertus indispensables à la préservation du vivant. Finalement cette arrivée est complètement cohérente avec l’esprit de Vegan Marathon, nous sommes dans un acte de résistance  et !

crédit photos reportage : Ondalina Ettori, Ariakina Ettori, Pierre Marie Paubel, Caroline Richard Sevilla, Nathalie Krier, Maïté Bachata,

Au delà des murs


Marathon de Paris, Jours J à 3h du matin. Magà Ettori me téléphone comme nous en avions convenu. Rude ! Alors comment il se sent ? Bien, bien mais ce n’est pas la question. La question pourquoi il court ? Il me rappelle que santé, alimentation, loisirs, habillement, environnement, … il n’y a pas un seul secteur de la vie sur terre qui échappe à la tyrannie, à la cupidité, et à l’égoïsme des industriels. C’est effarant. Une minorité de prédateurs surpuissants qui décident du destin de la planète, au détriment de toutes les espèces. Femmes, enfants, hommes, animaux, nature, espace, tout est devenu marchand. La course aux profits, nous a conduit vers une sixième extinction majeure de la biodiversité. La consommation organisée des animaux est devenue colossale et la violation de leurs droits fondamentaux systématique. De 100 à 140 milliards d’animaux sont tués chaque année pour être mangés par l’Homme. Magà explique que son parcours personnel tend vers l’hédonisme, et sa recherche du bonheur et du plaisir ne peuvent pas se satisfaire de ces injustices. Depuis 2015, les animaux sont reconnus comme des êtres vivants et sensibles dans le code civil français. Et pourtant, malgré ce statut juridique favorable, nous continuons à tolérer certaines pratiques. Il faut que ça change, très vite ! Nous devons ouvrir les cages et aller au delà de nos murs personnels, et la société dans son ensemble doit aller au delà des murs, au delà de tous les murs ! Bonne course Vegan Marathon…

VEGAN MARATHON, GRAND JEU : « TROUVEZ LE DOSSARD 48045 »

L’approche du marathon met Magà Ettori de bonne humeur (voir la photo), qui demande à sa stagiaire (moi) de lui préparer un jeu concours… à la veille du marathon. Heu Magà … comment dire ? Comment on en parle depuis un mois ? Ha bon ? Ben désolée, je n’avais pas compris. Donc c’est à moi de penser à un jeu décalé, amusant, impossible, juste pour que le boss soit de bonne humeur pendant la course. Si vous le voyez rire vous saurez pourquoi. Bon qu’est ce que je vais pouvoir inventer ? Bon voyons, alors on va dire que lors du Marathon de Paris (09/04/2017), VEGAN MARATHON vous propose un jeu impossible … ou presque ! Vous devez retrouver le dossard N° 48045 parmi les 57000 coureurs, filmer ou photographier le dossard (avec Magà Ettori bien entendu) et le poster sur la page facebook deVEGAN MARATHON. Les chanceux (improbables) qui auront le temps de repérer le dossard, dégainer l’appareil photo ou le portable, filmer ou photographier le dossard N° 48045 gagneront des cadeaux de la part de nos partenaires . Disons des barres énergétiques véganes  et des gels véganes Mulebar (http://www.mulebarfrance.fr), des abonnements à VO2 magazine (https://www.facebook.com/Vo2Magazine) et de la Spiruline de Beauce (https://www.spirulinedebeauce.com). Toutes vos photos et vidéos, devront êtres postées sur la page de Vegan Marathon (https://www.facebook.com/VeganMarathon)où nous procéderont à un vote. C’est super compliqué, personne ne va rien comprendre au règlement, alors disons que vous devez filmer ou photographier Magà et venir me voir en message privé, je vous donnerais la marche à suivre. Ca va Boss ? Content ? Tu n’avais pas mieux à réfléchir alors que tu as un marathon demain ?  Ok Bonne course en tout cas, moi je retourne monter le dernier épisode du « journal de Végan Marathon » avant le marathon. C’est une chouette aventure tout de même !