Athaa Goudjo, le mur du marathon

C’était lors de mon 1er marathon. On m’avait parlé du mur auparavant, et qu’il fallait y faire attention car on ne fait sa connaissance qu’à partir du 30ème km . Donc, j’avais une certaine appréhension mais je suis resté serein, confiant et combatif mais pas facile avec toute la pub faite pour le mur surtout quand on s’y rapproche. Donc à partir du 30ème km je fronce les sourcils et prêt à en découdre tel un boxeur rentrant sur ring, mais tellement dans ma bulle, je rate le ravito ! Et je ne m’en suis aperçu qu’au 32ème km alors que j’avais perdu un gel en route et que mes réserves naturelles s’amenuisaient. C’est alors, et comme par hasard, que le mur vient me faire un coucou. Alors les sensations, c’est une envie de tout arrêter, un raz le bol général, une remise en question… même ma musique me soûlait. Je me souviens également que les membres de la sécurité civile étaient positionnés en masse dans cette portion, je les voyais porter assistance à certains coureurs très mal en point. Certains auraient même pu postuler directement pour un rôle de zombie pour walking dead vu leurs démarches et expressions du visage. Moi je me sentais aussi mal qu’en présence de kryptonite mdr … Bref je serre les dents et j’alterne entre marche et course à pied car je ne voulais pas abandonner. Je m’étais entraîné dur pour ça et des amis comptaient sur moi !!! donc je prends sur moi, certains coureurs qui passaient à côté de moi tentaient de me rebooster.  Une personne âgée me lance : « Allez gamin, si je peux le faire tu le peux également » mais la faim et le manque de sucre se faisait sentir, un passant me sort des propos pas très corrects en ricanant….Grrr….en tant normal je lui aurai demandé de me le redire en face ! Mais avec le peu de forces qu’il me restait j’ai préféré le fusiller du regard… Et là, la chance me sourit. J’aperçois un stand de ravito sauvage. J’y fais le plein d’énergie et, tel Popeye, je suis de nouveau prêt pour en découdre avec les kilomètres restant jusqu’au prochain stand ravito puis d’avoir assez de force pour franchir la ligne d’arrivée. Au final le franchissement du mur, permet de voir qui nous sommes vraiment. La distance exacte entre le point d’impact et la sortie est minime. Mais avec la fatigue et tout ce qui s’ensuit elle parait une éternité ! Après ce passage, on repart en ayant plus de rage et de détermination.

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