Sébastien Poirier, mon 5eme Marathon

TCS Amsterdam

L’idée de cette course partait de l’année dernière, après avoir participer au marathon de Lisbonne et avoir passer un excellent weekend, ma team et moi contions bien sur un épisode 2 à l’ « European Running Tour ». Amsterdam a été choisie pour sa proximité, son tarif abordable comparer aux autres monstres commerciaux et les bonnes soirées que l’on peut y passer. Le rdv était pris, ce serait mon marathon d’automne, oui depuis que je suis marathonien et tellement j’apprécie ce type de course, je participe à 2 marathons par an, un au printemps l’autre en automne.

 Le parcours

Départ au Stade Olympique, la traversée du Vondelpark, le Rijksmuseum, la coulée verte sur les deux rives de l’Amstel, le musée maritime, les canaux historiques, retour dans le Vondelpark pour un finish au Stade Olympique.

 Préparation

Comme d’habitude elle avait bien commencé mais elle a mal terminé : à base de fractionné sur piste le lundi, une vingtaine de km avec ma team Bastille le mercredi et une sortie longue le dimanche. Finalement j’ai changé pour l’entrainement croisé en ajoutant le mardi de la natation et du vélo le jeudi. Je me reposais le vendredi et le samedi, histoire d’avoir un minimum de vie sociale. Ca me faisait quand même de belles semaines avec du sport 5 jours sur 7. J’ai dû ralenti à cause d’une inflammation du talon un mois et demi avant la course. Je n’ai donc pas pu faire les grosses sorties longues de fin de prépa et j’ai dû ralentir l’allure des fractionnés pour ne pas me blesser davantage. Je m’inquiétais car je sentais mon allure descendre et me sentais en retard par rapport à une vraie prépa. Deux semaines avant, nouvelle galère avec une grosse raideur au cou et qui descendait sur l’épaule. Obligé d’aller voir mon ostéopathe en urgence à J-6. J’avais aussi prévu le jeudi une séance de cryothérapie afin de se régénérer au maximum

A J-1 j’étais dans le flou, je ne savais pas ce qui allait se passer dimanche : je me décide donc à courir aux sensations.

 Equipement

Pas de changement pour la tenue : short fendu pour les courses et t-shirt technique Adidas Runsebrun. Par contre niveau chaussure gros changement par rapport aux autres marathons que je courrais en Adidas Glide, les trouvant un poil lourdes et pas assez dynamiques pour la foulée que je voulais donner. J’ai donc opté pour les chaussures avec lesquelles je cours toute l’année : les Adidas Boston. Par chance, j’ai eu une 6ème version en avant-première, j’ai pu mis faire tous l’été et je dois dire que les changements qu’Adidas a fait sont de très bons choix : la chaussure était déjà incroyable mais là c’est carrément le top !

 Marathon d’Amsterdam

Par manque de temps je n’ai pas pu prendre de covoiturage sportif Cariocar (mon partenaire) vu que je bossais le samedi, le train était plus pratique et rapide j’ai donc pris un Thalys en fin de journée.  J’arrive vers 22H30 à l’auberge de jeunesse dans le quartier de Joordan, j’étais content de pouvoir me coucher tôt, c’était sans compter sur mon voisin de lit qui allait faire le plus énorme show de ronflements jamais entendu au monde, c’était tellement puissant, qu’impossible de dormir, j’étais parti pour une nuit blanche. J’essaie de ne pas m’énerver et stresser, je me dit qu’au moins je suis allongé, mes jambes se reposent bien. Jours J, levé à 6h30 pour manger mon gatoport et me préparer tout doucement. Je retrouve les potes à 7: 30 pour ensuite rejoindre le Stade Olympique, lieu du départ du marathon. Pratiquement arrivé au stade, je me rend compte que j’avais oublié ma montre, début du stress car sans elle je ne me vois pas courir un marathon : c’est long et sans montre je n’aurais aucun repère sur mon allure ni le temps de course. Je fais l’aller-retour en speed en Uber, je remercie le conducteur qui m’a fait un remake du film Taxi version hollandaise tellement il a bombardé, arrivé au point de rdv je rejoins les potes aux consignes. On se réunit pour la traditionnelle photo de groupe d’avant course, on a froid mais on est prêt à en découdre.

Chacun rejoint son sas de départ respectif.  Je suis dans le rose avec Athaa Billy et Jérôme. On n’a pas tous le même objectif mais partir en groupe est plutôt sympa et surtout pour l’attente du coup d’envoi.

9h30 c’est parti pour l’aventure marathon, 42,195km, départ sous les applaudissements des tribunes en furie, on fait le demi/tour de piste pour sortir du stade.

Dès le début je me calle à une allure de 4:10min/km, rythme qui me permettrait de réaliser mon objectif de -3h si je le tenais jusqu’au bout. On traverse le magnifique Wondelpark et ses couleurs d’automne, toujours bien rempli de spectateurs, plus loin on est encore chanceux car on passe à l’intérieur du Rijksmuseum.

Arrive le 5ème km avec son réappro, je choisis de ne pas m’arrêter, on continue en longeant le Beatrixpark. 11ème km c’est le 2ème réappro, j’attrape 1 verres d’eau histoire de m’hydrater un peu, la suite c’est 14km d’aller-retour le long de l’Amstel, ça a un côté campagnard, il y a quelques habitants comme spectateurs, certains improvisent même des réappro sauvages.

A la moitié de mon aller je vois les premiers kenyans qui sont déjà sur le retour, comme d’habitude ils sont impressionnants avec leur allure de 20km/h alors que moi je ne suis qu’en 13/14. A mon retour c’est à moi de croiser des copains, sur l’Amstel on aperçoit un show de flyboard, j’en profite pour admirer car pour le moment le parcours est à base de lignes droites, mon allure est toujours bonne.

25ème km, on commence à rejoindre le centre d’Amsterdam par l’est, l’allure baisse un peu et je sens des douleurs au tendon d’Achille, ce n’est pas une surprise.

26ème km je vois Hélène, elle m’encourage et m’annonce que notre groupe de supporter est un peu plus loin et effectivement 500m après je croise ma team, je vois surtout Clivia et Yohan qui m’encouragent comme personne, c’est parfait pour le moral, c’est tellement boostant d’être encourager par les siens.

30ème km, là j’ai vraiment mal, il est temps de prendre une décision, soit je continue pour atteindre mon objectif car je suis encore dans la possibilité de le réaliser, mais il y a un gros risque que ça casse et que je ne termine pas la course voir même d’être forfait pour le reste de la saison.

Il me reste 3 courses à faire pour finir mon année dont la dernière qui est très longue (72km) et que j’ai très envie de terminer. Je décide la voie de la sagesse, d’abandonner mon objectif et de ralentir. J’avais cette année choisi de faire un peu plus attention à ma santé qu’avant et pour le moment ça payait donc je continue mais plus doucement. De plus, j’ai encore la possibilité d’améliorer mon meilleur chrono qui est de 3h15, c’est encore largement possible. Je me crée donc un nouvel objectif qui me permet de profiter de l’ambiance. La suite est principalement dans le centre d’Amsterdam, on longe beaucoup les lignes de tramway, d’ailleurs il faut faire bien attention à ne pas poser ses pieds dans les rails. Je double un runner d’Adidas Paris, il n’a pas l’air super bien, je tente de le relancer en l’encouragent.

36ème km, je croise Athaa, un peu surpris car je le pensais un peu plus devant. Il est pris de crampe, on fait quelques mètres ensemble et finalement il s’arrête, étant en souffrance au tendon et n’ayant pas trop d’avance je continue solo, déterminé à finir ce marathon et à abaisser mon chrono. J’essaie d’accélérer un peu mais la fatigue est bien présente.

40ème km je passe de nouveau dans le Wondelpark, on sent que l’arrivée approche car il y a de plus en plus d’habitants : ils mettent une super ambiance.

42ème km, je n’en peux plus, je ne suis pas loin de craquer mais dans le dernier virage j’entends Rudy hurler mon prénom, ce qui me permet de relancer pour finir. Je rentre dans le stade, l’ambiance est dingue, les spectateurs applaudissent comme si on était des athlètes pro.

Je fais mon demi-tour de piste, je vois la dernière arche, je sprint jusqu’au bout, je lève les bras, victorieux de mon 5ème marathon.

La ligne d’arrivée passée, mon temps est de 3h13, je bât mon record de 2 min, malgré la douleur je suis hyper content, je m’assoie pour reposer mes jambes en attendant Athaa qui devrait être juste 2min derrière moi pour fêter notre course ensemble. Il arrive, selfie de victoire avec nos médailles, heureux et fiers ! Place à la récupération et la bière qui va avec.

Bilan de course

J’ai adoré le parcours, le départ/arrivée dans le stade olympique est juste incroyable, on a eu quand même la chance de passer à l’intérieur du musée et 2 fois dans le Wondelpark, l’ambiance était vraiment bonne, les habitants n’ont pas hésité à nous encourager et à nous aider avec leurs ravitaillements privés. Je suis assez content de ma course malgré le ralenti de fin de course, je pense avoir pris une sage décision qui au moins ne va pas gâcher ma fin de saison. Ma performance sur les 30 premiers km me conforte une 2ème fois cette année dans l’idée que j’ai le niveau des -3h. J’espère vraiment qu’au prochain marathon j’arriverai à faire une préparation complète et à être en forme le jour J et surtout sans blessure. Je suis persuadé que ce jour là je vais en surprendre plus d’un et exploser le chrono.

Si mon compte-rendu vous a donner envie de participer au prochain TCS Amsterdam Marathon, sachez que la date est déjà fixée au15 octobre 2017. Vous en serez ?

#RunSebRun – http://runsebrun.wixsite.com/runsebrun

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